01 juillet 2011

Chapter 8

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Les valises faites et déposées à la réception, nous partons Karine et moi au Bookstore café (sur Crosby street entre Soho et Nolita) où nous avions trouvé porte close deux jours avant. Cette fois, nous avons tout le temps de feuilleter les livres d’occasion qui sont vendus au profit des déshérités et des enfants malades du sida. J’achète un livre de recettes de Jamie Oliver et Karine un vieux recueil de photos de New York dans les années 60.

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Nous dégustons également un cappuccino en admirant le lieu. Rayonnages en bois, gros ventilateur au plafond, mezzanine, jolies tables de bistrot dont certaines en cuivre martelé. Le mur du bar est peint d’un joli bleu turquoise qui ajoute à l’atmosphère vintage. C’est un lieu très chaleureux, paisible,  qui deviendrait bien vite un de mes spots préférés si j’étais new yorkaise…

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En sortant, nous remarquons que la boutique d’à côté porte la même enseigne mais vend des vêtements, des chaussures et des accessoires d’occasion. Je furète dans les rayons, dégote de bien jolies pièces, aucune à ma taille. Il faudrait passer des heures à retourner la boutique mais nous avons rendez-vous à Bryant Park pour déjeuner avec les filles et embrasser Flo qui part de son côté pour Chicago et la traversée du pays jusqu’à Los Angeles.

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L’atmosphère est un peu tendue, Flo est nerveuse.  Mais j’arrive à profiter du lieu tout en dévorant une énorme pointe de pizza. Bryant park est un havre de paix pour les New Yorkais qui ont la chance d'y faire un break. Il est ombragé,ses allées sont rythmées par des chaises et des tables en fer forgé, il y a même une bibliothèque en plein air, annexe de la grande à laquelle le parc est adossé. Dans les toilettes immaculées que l’on rejoint au sous-sol par une volée de marche, des bouquets de fleurs fraîches ornent les tables de toilette, de la musique classique est diffusée en sourdine.
 Nous décrivons à Flo le bookstore, feuilletons avec elle l’album acheté par Karine.
Après son départ, nous retournons flâner dans Nolita. Le nez au vent, nous longeons les boutiques, errons sans but précis.  Petite pause dans un square rempli d’enfants  pour écrire les ultimes cartes postales. Nous avons encore quelques achats à faire. Autour de Broadway, la foule des samedis et la chaleur écrasante nous incite à revenir vers l’hôtel où nous retrouvons les filles prêtes pour le départ.
Un dernier métro, l’air train et nous voilà déjà à JFK…

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Alors que j’achète en duty free un flacon de vernis à ongles, Karine s’agrippe à mon bras et me dit dans un souffle « Bjork ! elle est là ! » En effet, une petite silhouette toute de blanc vêtue fait l’air de rien ses emplettes au milieu de la foule anonyme. Nous savons qu’elle n’est pas patiente avec les paparazzi,  Karine m’interdit de la photographier. Elle ira quand même lui dire qu’elle adore son travail et réussira à décrocher à la star un sourire timide suivi d’un merci murmuré du bout des lèvres… Comme elle est en attente d’embarquement, nous la retrouvons à la cafeteria. Elle est assise en face de moi, l’occasion est trop belle, et l’air de rien je la shoote une fois alors qu’elle est au téléphone. Karine est ravie, cette rencontre met un point final inattendu à ce voyage riche en émotions, jusqu’au terminal  7 de JFK.

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Je reviens absolument enchantée par mon séjour à New York. J’ai découvert une ville extrêmement variée, une architecture tant ancienne que contemporaine à couper le souffle. Je suis en amour devant les réservoirs d’eau et les jardins communautaires que l’on découvre au détour des blocks. L’Empire State Building reste mon chouchou,  la high line est un enchantement, greenwich village et east village ainsi que Brooklyn sont des quartiers où je voudrais pouvoir revenir me perdre. J’ai trouvé lady Liberty majestueuse et les ponts tous plus beaux les uns que les autres. NY, la ville du cast iron est aussi la ville du végétal car contre toute attente, chaque m2 de terre est investi par des compositions florales, des arbres, et surtout la possibilité pour les piétons de se poser sur ou sous une parcelle de chlorophylle. Les New Yorkais sont charmants et prévenants, la circulation en bus ou en métro est simple et efficace. Un sentiment de quiétude inattendu règne dans cette ville tentaculaire super sécurisée. J’ai envie de me perdre dans ses artères sans fin, d’y revenir encore et encore pour en savourer toutes les nuances et les contrastes. New York mérite plusieurs voyages mais je suis satisfaite du tour d’horizon que nous avons mené tambour battant  et qui m’a laissé une belle empreinte dans la rétine et dans la mémoire …

Posté par angelots à 12:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Chapter 8

    OH punaise, je m'y revois, les sensations, les émotions, tout tout tout!!
    Je veux y retourner!

    Posté par &fée-mère, 02 juillet 2011 à 10:36 | | Répondre
  • Je viens de te lire.... oui quelle ville dingue ! je me demande combien de voyages il faudra(it) pour bien la connaître ?!
    Pour le moment, on en profite, bizzz

    Posté par La Rimule, 13 juillet 2011 à 20:34 | | Répondre
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